Ce guide accompagne celui qui envisage de se mettre à son compte dans le choix et l’ouverture de la partita IVA (le numéro de TVA italien des indépendants et des entreprises). L’objectif est de donner un panorama complet et concret des obligations, des coûts et des décisions à prendre dès le premier jour. Les contenus ont une finalité informative et ne remplacent pas un conseil personnalisé.
Note sur les données 2026. Les chiffres indiqués (revenus minimaux et taux INPS, droit de chambre de commerce, plafonds) sont mis à jour chaque année par circulaires et décrets. Les valeurs signalées « à confirmer pour 2026 » proviennent de la dernière donnée consolidée disponible et doivent être vérifiées sur les sources officielles (INPS, Agenzia delle Entrate, Camera di Commercio, INAIL) avant tout calcul définitif.
1. Ce qu’est la partita IVA et quand elle est obligatoire
La partita IVA est un numéro à 11 chiffres qui identifie une personne exerçant de façon habituelle une activité économique (entreprise, art ou profession). L’avoir signifie pouvoir émettre des factures, appliquer la TVA lorsqu’elle est due et assumer des obligations fiscales, sociales et déclaratives.
Le critère qui rend l’ouverture obligatoire n’est pas le montant gagné, mais le caractère habituel de l’activité, c’est-à-dire sa nature non occasionnelle, continue et organisée. C’est l’erreur conceptuelle la plus répandue : beaucoup croient qu’« en dessous d’un certain seuil » la partita IVA n’est pas nécessaire, mais la loi regarde la nature de l’activité, et pas seulement les recettes.
Prestation occasionnelle. Activité ponctuelle, sans organisation stable et non répétée avec continuité. Elle se documente par un reçu de prestation occasionnelle avec une retenue à la source de 20% (lorsque le client est tiers payeur). Elle ne requiert pas de partita IVA.
Activité habituelle. Celui qui exerce l’activité avec continuité, s’organise pour en tirer des revenus récurrents et se présente durablement sur le marché doit ouvrir une partita IVA, même si les premiers encaissements sont modestes.
Attention à un seuil souvent confondu avec l’obligation d’ouvrir une partita IVA : les 5.000 euro annuels d’honoraires de travail indépendant occasionnel constituent le seuil au-delà duquel l’affiliation à la Gestione Separata INPS devient obligatoire, et non l’obligation de partita IVA. Le vrai critère reste toujours le caractère habituel.
2. Comment l’ouvrir : code ATECO, formulaire, délais et coûts
L’ouverture passe par le choix du code ATECO, la classification de l’activité économique. La nouvelle classification ATECO 2025 est en vigueur depuis le 1er janvier 2025 et opérationnelle depuis le 1er avril 2025 : c’est d’elle que dépendent le coefficient de rentabilité au regime forfettario, la caisse de protection sociale compétente et les éventuelles obligations (déclaration SCIA, qualifications professionnelles).
Professionnel non inscrit au Registro Imprese (registre des entreprises italien) : on dépose le formulaire AA9/12 auprès de l’Agenzia delle Entrate, gratuitement, en ligne ou par un intermédiaire. La partita IVA est attribuée immédiatement.
Entreprise (entreprise individuelle, artisan, commerçant) : on utilise la Comunicazione Unica (ComUnica), qui, par un envoi télématique unique, ouvre la partita IVA et prend en charge l’inscription au Registro Imprese, l’affiliation INPS (artisans ou commerçants) et l’ouverture du compte INAIL.
Délais. Pour le professionnel, la partita IVA est attribuée dans la journée. Pour l’entreprise, le dossier ComUnica doit être déposé dans les 30 jours du début d’activité et l’inscription se finalise en quelques jours ouvrables.
Poste
Montant indicatif
Remarques
Formulaire AA9/12 (professionnel)
Gratuit
Aucun droit de timbre
Droit de timbre sur le dossier ComUnica
17,50 euro
Entreprise individuelle
Droits de greffe du Registro Imprese
18,00 euro ; les 9,00 euro constituent un droit supplémentaire pour les activités réglementées soumises à SCIA
À confirmer pour 2026
Droit annuel de chambre de commerce
environ 53,00 euro/an en section spéciale, 120,00 euro en section ordinaire
À confirmer pour 2026
PEC (courrier certifié, domicile numérique)
environ 5-25 euro/an
Obligatoire pour les entreprises
Signature numérique
environ 30-50 euro
Nécessaire pour le dépôt télématique
3. Choisir la forme juridique et le régime fiscal
Ce sont deux choix distincts mais liés : la forme (votre organisation juridique) et le régime fiscal (la façon dont vos revenus sont imposés).
Entreprise individuelle / profession libérale. La forme la plus simple et la plus économique pour démarrer seul. Aucun capital minimum, gestion allégée, mais responsabilité illimitée.
Regime forfettario (régime forfaitaire italien). Ce n’est pas une forme juridique mais un régime fiscal, le plus adapté à qui démarre petit (voir le point 5).
Régime ordinaire / simplifié. Celui qui dépasse les limites du regime forfettario ou qui a beaucoup de charges à déduire applique la comptabilité simplifiée ou en partie double. Le revenu est imposé à l’IRPEF par tranches et la TVA s’applique sur les factures.
SRL (aperçu). Elle sépare le patrimoine personnel de celui de l’entreprise, mais implique des coûts et des obligations supérieurs. Elle a du sens quand le projet grandit, que des associés entrent ou qu’une protection patrimoniale est nécessaire.
Aspect
Entreprise individuelle au regime forfettario
Entreprise individuelle au régime ordinaire
SRL
Coûts de démarrage
Faibles
Faibles
Élevés (notaire)
Responsabilité
Illimitée
Illimitée
Limitée au capital
Tassazione
Taxe de substitution de 15% ou 5%
IRPEF par tranches
IRES 24% + IRAP
TVA sur facture
No
Sì
Sì
Comptabilité
Réduite au minimum
Simplifiée/en partie double
Partie double + comptes annuels
4. Les inscriptions obligatoires
Les entreprises (et non les professionnels purs) s’inscrivent au Registro Imprese via ComUnica ; les artisans également à l’Albo delle Imprese Artigiane (registre des entreprises artisanales). L’inscription entraîne le droit annuel de chambre de commerce.
La caisse de protection sociale dépend de l’activité :
Régime des artisans ou des commerçants : cotisations fixes minimales dues même en cas de revenu faible ou nul, plus des cotisations proportionnelles sur l’excédent.
Gestione Separata INPS pour les professionnels sans caisse propre : cotisations uniquement proportionnelles au revenu effectif, donc si vous ne facturez pas, vous ne payez pas.
Caisses professionnelles pour les inscrits aux ordres professionnels, avec leurs propres règles.
Poste (à confirmer pour 2026)
Artisans
Commerçants
Gestione Separata
Revenu minimal annuel
environ 18.808 euro
environ 18.808 euro
Aucune cotisation fixe
Taux
24%
24,48%
26,07% (sans autre couverture). Au-delà de 56.224 euro : 25% et 25,48%. Plafonds IVS 2026 : 93.707 et 122.295 euro
Cotisation fixe minimale annuelle
environ 4.521 euro
environ 4.612 euro
Aucune
Réduction pour les contribuables au regime forfettario
jusqu’à 35%
jusqu’à 35%
Non applicable
Les affiliés au régime des artisans ou des commerçants relevant du regime forfettario peuvent demander la réduction de 35% de leurs cotisations, par une demande à l’INPS en principe avant le 28 février pour ceux déjà en activité ; pour les nouvelles affiliations, elle se dépose en même temps que l’inscription.
L’inscription à l’INAIL (assurance accidents du travail) est obligatoire pour les artisans et pour ceux qui exercent une activité à risque ou emploient des collaborateurs. Les professionnels sans risque spécifique et sans salariés n’ont en général pas d’obligation INAIL.
5. Le regime forfettario en bref
Plafond de recettes/honoraires : 85.000 euro l’année précédente. Une fois le seuil de 100.000 euro franchi en cours d’année, on sort immédiatement du régime.
Taxe de substitution : 15%, ramenée à 5% pendant les 5 premières années pour les nouvelles activités qui remplissent les conditions. Elle remplace l’IRPEF, les taxes additionnelles et l’IRAP.
Revenu forfaitisé : on applique aux recettes un coefficient de rentabilité lié au code ATECO, sans déduire les charges réelles.
Causes d’exclusion : revenus salariaux ou de pension supérieurs à 35.000 euro l’année précédente, sauf si le contrat de travail a pris fin (seuil valable pour 2026 : sans prorogation, il revient à 30.000 euro) ; participations dans des sociétés de personnes ou contrôle d’une SRL exerçant une activité rattachable ; dépenses de personnel salarié au-delà de 20.000 euro ; résidence fiscale à l’étranger (sauf exceptions).
Ni TVA ni retenue : les factures ne font pas apparaître de TVA et ne subissent pas de retenue à la source.
Type d’activité (exemples)
Coefficient de rentabilité
Professions libérales et services (activités professionnelles, scientifiques, techniques)
78%
Commerce de gros et de détail
40%
Construction et activités immobilières
86%
Intermédiaires du commerce
62%
Alimentation et boissons (restauration)
40%
Autres activités économiques
67%
Exemple 1 – Consultant au taux start-up. Marco ouvre une partita IVA comme consultant (coefficient 78%, taux 5%) et facture 30.000 euro la première année. Revenu imposable : 30.000 x 78% = 23.400 euro. Cotisations Gestione Separata : 23.400 x 26,07% = environ 6.100 euro (déductibles). Taxe de substitution, sur le revenu net des cotisations déductibles : (23.400 – 6.100) x 5% = environ 865 euro. Il n’applique pas de TVA et ne subit pas de retenue.
Exemple 2 – Artisan au regime forfettario. Lucia crée une entreprise artisanale (coefficient 67%) et facture 24.000 euro. Revenu imposable : 24.000 x 67% = 16.080 euro. Elle paie malgré tout les cotisations fixes sur le revenu minimal (environ 4.521 euro, réductibles de 35% sur demande : environ 2.939 euro). Taxe de substitution à 5%, sur le revenu net des cotisations déductibles : environ 657 euro. La charge sociale fixe, indépendante du revenu, est la principale différence par rapport au professionnel relevant de la Gestione Separata.
6. Les premières obligations pratiques
Facturation électronique. Obligatoire pour tous, y compris au regime forfettario, via le Sistema di Interscambio (SdI).
PEC (domicile numérique). Obligatoire pour les entreprises inscrites au Registro Imprese et de toute façon vivement conseillée.
Compte bancaire. Au regime forfettario, un compte dédié n’est pas obligatoire, mais il est vivement conseillé de séparer les encaissements et les paiements de l’activité.
Régime comptable. Le regime forfettario comporte des obligations minimales ; les autres régimes exigent des registres de TVA, des liquidations périodiques et des écritures comptables.
Versements. Impôts et cotisations par formulaire F24 (solde et acomptes en juin et en novembre). Le montant dû, cotisations comprises, doit être provisionné à temps.
7. Les erreurs typiques au démarrage
Confondre activité habituelle et occasionnelle et rester sans partita IVA alors que l’activité est devenue continue.
Choisir le mauvais code ATECO, avec des effets sur le coefficient, la caisse sociale et les obligations d’autorisation.
Ne pas provisionner les cotisations INPS, surtout les cotisations fixes des artisans et commerçants.
Oublier les acomptes de l’année suivante, et se retrouver avec des décaissements doublés.
Dépasser sans s’en rendre compte les limites du regime forfettario et en perdre le bénéfice.
Ne pas conserver les factures électroniques en archivage conforme, ou ne pas activer la PEC lorsqu’elle est obligatoire.
Faire seul, sans vérification initiale : un mauvais paramétrage au départ coûte plus cher que le conseil qui l’aurait évité.
8. Check-list opérationnelle
Vérifier si l’activité est réellement habituelle et si la partita IVA doit être ouverte.
Identifier le code ATECO 2025 correct.
Choisir la forme juridique et le régime fiscal, avec une simulation regime forfettario contre régime ordinaire.
Se procurer une signature numérique et une adresse PEC.
Déposer le formulaire AA9/12 (professionnel) ou le dossier ComUnica (entreprise).
Finaliser les inscriptions : Registro Imprese ou Albo Artigiani, INPS, INAIL le cas échéant.
Pour les artisans et commerçants au regime forfettario : envisager la demande de réduction de cotisation de 35%.
Activer la facturation électronique et communiquer son code destinataire.
Consacrer un compte bancaire à l’activité.
Planifier les provisions pour impôts, cotisations et acomptes.
Vérifier les éventuelles déclarations SCIA ou autorisations communales (SUAP) et les qualifications professionnelles.
Fixer avec votre commercialista les échéances de la première année.
Ouvrir une partita IVA : guide pour se lancer
Ce guide accompagne celui qui envisage de se mettre à son compte dans le choix et l’ouverture de la partita IVA (le numéro de TVA italien des indépendants et des entreprises). L’objectif est de donner un panorama complet et concret des obligations, des coûts et des décisions à prendre dès le premier jour. Les contenus ont une finalité informative et ne remplacent pas un conseil personnalisé.
Note sur les données 2026. Les chiffres indiqués (revenus minimaux et taux INPS, droit de chambre de commerce, plafonds) sont mis à jour chaque année par circulaires et décrets. Les valeurs signalées « à confirmer pour 2026 » proviennent de la dernière donnée consolidée disponible et doivent être vérifiées sur les sources officielles (INPS, Agenzia delle Entrate, Camera di Commercio, INAIL) avant tout calcul définitif.
1. Ce qu’est la partita IVA et quand elle est obligatoire
La partita IVA est un numéro à 11 chiffres qui identifie une personne exerçant de façon habituelle une activité économique (entreprise, art ou profession). L’avoir signifie pouvoir émettre des factures, appliquer la TVA lorsqu’elle est due et assumer des obligations fiscales, sociales et déclaratives.
Le critère qui rend l’ouverture obligatoire n’est pas le montant gagné, mais le caractère habituel de l’activité, c’est-à-dire sa nature non occasionnelle, continue et organisée. C’est l’erreur conceptuelle la plus répandue : beaucoup croient qu’« en dessous d’un certain seuil » la partita IVA n’est pas nécessaire, mais la loi regarde la nature de l’activité, et pas seulement les recettes.
Prestation occasionnelle. Activité ponctuelle, sans organisation stable et non répétée avec continuité. Elle se documente par un reçu de prestation occasionnelle avec une retenue à la source de 20% (lorsque le client est tiers payeur). Elle ne requiert pas de partita IVA.
Activité habituelle. Celui qui exerce l’activité avec continuité, s’organise pour en tirer des revenus récurrents et se présente durablement sur le marché doit ouvrir une partita IVA, même si les premiers encaissements sont modestes.
Attention à un seuil souvent confondu avec l’obligation d’ouvrir une partita IVA : les 5.000 euro annuels d’honoraires de travail indépendant occasionnel constituent le seuil au-delà duquel l’affiliation à la Gestione Separata INPS devient obligatoire, et non l’obligation de partita IVA. Le vrai critère reste toujours le caractère habituel.
2. Comment l’ouvrir : code ATECO, formulaire, délais et coûts
L’ouverture passe par le choix du code ATECO, la classification de l’activité économique. La nouvelle classification ATECO 2025 est en vigueur depuis le 1er janvier 2025 et opérationnelle depuis le 1er avril 2025 : c’est d’elle que dépendent le coefficient de rentabilité au regime forfettario, la caisse de protection sociale compétente et les éventuelles obligations (déclaration SCIA, qualifications professionnelles).
Professionnel non inscrit au Registro Imprese (registre des entreprises italien) : on dépose le formulaire AA9/12 auprès de l’Agenzia delle Entrate, gratuitement, en ligne ou par un intermédiaire. La partita IVA est attribuée immédiatement.
Entreprise (entreprise individuelle, artisan, commerçant) : on utilise la Comunicazione Unica (ComUnica), qui, par un envoi télématique unique, ouvre la partita IVA et prend en charge l’inscription au Registro Imprese, l’affiliation INPS (artisans ou commerçants) et l’ouverture du compte INAIL.
Délais. Pour le professionnel, la partita IVA est attribuée dans la journée. Pour l’entreprise, le dossier ComUnica doit être déposé dans les 30 jours du début d’activité et l’inscription se finalise en quelques jours ouvrables.
Poste
Montant indicatif
Remarques
Formulaire AA9/12 (professionnel)
Gratuit
Aucun droit de timbre
Droit de timbre sur le dossier ComUnica
17,50 euro
Entreprise individuelle
Droits de greffe du Registro Imprese
18,00 euro ; les 9,00 euro constituent un droit supplémentaire pour les activités réglementées soumises à SCIA
À confirmer pour 2026
Droit annuel de chambre de commerce
environ 53,00 euro/an en section spéciale, 120,00 euro en section ordinaire
À confirmer pour 2026
PEC (courrier certifié, domicile numérique)
environ 5-25 euro/an
Obligatoire pour les entreprises
Signature numérique
environ 30-50 euro
Nécessaire pour le dépôt télématique
3. Choisir la forme juridique et le régime fiscal
Ce sont deux choix distincts mais liés : la forme (votre organisation juridique) et le régime fiscal (la façon dont vos revenus sont imposés).
Entreprise individuelle / profession libérale. La forme la plus simple et la plus économique pour démarrer seul. Aucun capital minimum, gestion allégée, mais responsabilité illimitée.
Regime forfettario (régime forfaitaire italien). Ce n’est pas une forme juridique mais un régime fiscal, le plus adapté à qui démarre petit (voir le point 5).
Régime ordinaire / simplifié. Celui qui dépasse les limites du regime forfettario ou qui a beaucoup de charges à déduire applique la comptabilité simplifiée ou en partie double. Le revenu est imposé à l’IRPEF par tranches et la TVA s’applique sur les factures.
SRL (aperçu). Elle sépare le patrimoine personnel de celui de l’entreprise, mais implique des coûts et des obligations supérieurs. Elle a du sens quand le projet grandit, que des associés entrent ou qu’une protection patrimoniale est nécessaire.
Aspect
Entreprise individuelle au regime forfettario
Entreprise individuelle au régime ordinaire
SRL
Coûts de démarrage
Faibles
Faibles
Élevés (notaire)
Responsabilité
Illimitée
Illimitée
Limitée au capital
Tassazione
Taxe de substitution de 15% ou 5%
IRPEF par tranches
IRES 24% + IRAP
TVA sur facture
No
Sì
Sì
Comptabilité
Réduite au minimum
Simplifiée/en partie double
Partie double + comptes annuels
4. Les inscriptions obligatoires
Les entreprises (et non les professionnels purs) s’inscrivent au Registro Imprese via ComUnica ; les artisans également à l’Albo delle Imprese Artigiane (registre des entreprises artisanales). L’inscription entraîne le droit annuel de chambre de commerce.
La caisse de protection sociale dépend de l’activité :
Régime des artisans ou des commerçants : cotisations fixes minimales dues même en cas de revenu faible ou nul, plus des cotisations proportionnelles sur l’excédent.
Gestione Separata INPS pour les professionnels sans caisse propre : cotisations uniquement proportionnelles au revenu effectif, donc si vous ne facturez pas, vous ne payez pas.
Caisses professionnelles pour les inscrits aux ordres professionnels, avec leurs propres règles.
Poste (à confirmer pour 2026)
Artisans
Commerçants
Gestione Separata
Revenu minimal annuel
environ 18.808 euro
environ 18.808 euro
Aucune cotisation fixe
Taux
24%
24,48%
26,07% (sans autre couverture). Au-delà de 56.224 euro : 25% et 25,48%. Plafonds IVS 2026 : 93.707 et 122.295 euro
Cotisation fixe minimale annuelle
environ 4.521 euro
environ 4.612 euro
Aucune
Réduction pour les contribuables au regime forfettario
jusqu’à 35%
jusqu’à 35%
Non applicable
Les affiliés au régime des artisans ou des commerçants relevant du regime forfettario peuvent demander la réduction de 35% de leurs cotisations, par une demande à l’INPS en principe avant le 28 février pour ceux déjà en activité ; pour les nouvelles affiliations, elle se dépose en même temps que l’inscription.
L’inscription à l’INAIL (assurance accidents du travail) est obligatoire pour les artisans et pour ceux qui exercent une activité à risque ou emploient des collaborateurs. Les professionnels sans risque spécifique et sans salariés n’ont en général pas d’obligation INAIL.
5. Le regime forfettario en bref
Plafond de recettes/honoraires : 85.000 euro l’année précédente. Une fois le seuil de 100.000 euro franchi en cours d’année, on sort immédiatement du régime.
Taxe de substitution : 15%, ramenée à 5% pendant les 5 premières années pour les nouvelles activités qui remplissent les conditions. Elle remplace l’IRPEF, les taxes additionnelles et l’IRAP.
Revenu forfaitisé : on applique aux recettes un coefficient de rentabilité lié au code ATECO, sans déduire les charges réelles.
Causes d’exclusion : revenus salariaux ou de pension supérieurs à 35.000 euro l’année précédente, sauf si le contrat de travail a pris fin (seuil valable pour 2026 : sans prorogation, il revient à 30.000 euro) ; participations dans des sociétés de personnes ou contrôle d’une SRL exerçant une activité rattachable ; dépenses de personnel salarié au-delà de 20.000 euro ; résidence fiscale à l’étranger (sauf exceptions).
Ni TVA ni retenue : les factures ne font pas apparaître de TVA et ne subissent pas de retenue à la source.
Type d’activité (exemples)
Coefficient de rentabilité
Professions libérales et services (activités professionnelles, scientifiques, techniques)
78%
Commerce de gros et de détail
40%
Construction et activités immobilières
86%
Intermédiaires du commerce
62%
Alimentation et boissons (restauration)
40%
Autres activités économiques
67%
Exemple 1 – Consultant au taux start-up. Marco ouvre une partita IVA comme consultant (coefficient 78%, taux 5%) et facture 30.000 euro la première année. Revenu imposable : 30.000 x 78% = 23.400 euro. Cotisations Gestione Separata : 23.400 x 26,07% = environ 6.100 euro (déductibles). Taxe de substitution, sur le revenu net des cotisations déductibles : (23.400 – 6.100) x 5% = environ 865 euro. Il n’applique pas de TVA et ne subit pas de retenue.
Exemple 2 – Artisan au regime forfettario. Lucia crée une entreprise artisanale (coefficient 67%) et facture 24.000 euro. Revenu imposable : 24.000 x 67% = 16.080 euro. Elle paie malgré tout les cotisations fixes sur le revenu minimal (environ 4.521 euro, réductibles de 35% sur demande : environ 2.939 euro). Taxe de substitution à 5%, sur le revenu net des cotisations déductibles : environ 657 euro. La charge sociale fixe, indépendante du revenu, est la principale différence par rapport au professionnel relevant de la Gestione Separata.
6. Les premières obligations pratiques
Facturation électronique. Obligatoire pour tous, y compris au regime forfettario, via le Sistema di Interscambio (SdI).
PEC (domicile numérique). Obligatoire pour les entreprises inscrites au Registro Imprese et de toute façon vivement conseillée.
Compte bancaire. Au regime forfettario, un compte dédié n’est pas obligatoire, mais il est vivement conseillé de séparer les encaissements et les paiements de l’activité.
Régime comptable. Le regime forfettario comporte des obligations minimales ; les autres régimes exigent des registres de TVA, des liquidations périodiques et des écritures comptables.
Versements. Impôts et cotisations par formulaire F24 (solde et acomptes en juin et en novembre). Le montant dû, cotisations comprises, doit être provisionné à temps.
7. Les erreurs typiques au démarrage
Confondre activité habituelle et occasionnelle et rester sans partita IVA alors que l’activité est devenue continue.
Choisir le mauvais code ATECO, avec des effets sur le coefficient, la caisse sociale et les obligations d’autorisation.
Ne pas provisionner les cotisations INPS, surtout les cotisations fixes des artisans et commerçants.
Oublier les acomptes de l’année suivante, et se retrouver avec des décaissements doublés.
Dépasser sans s’en rendre compte les limites du regime forfettario et en perdre le bénéfice.
Ne pas conserver les factures électroniques en archivage conforme, ou ne pas activer la PEC lorsqu’elle est obligatoire.
Faire seul, sans vérification initiale : un mauvais paramétrage au départ coûte plus cher que le conseil qui l’aurait évité.
8. Check-list opérationnelle
Vérifier si l’activité est réellement habituelle et si la partita IVA doit être ouverte.
Identifier le code ATECO 2025 correct.
Choisir la forme juridique et le régime fiscal, avec une simulation regime forfettario contre régime ordinaire.
Se procurer une signature numérique et une adresse PEC.
Déposer le formulaire AA9/12 (professionnel) ou le dossier ComUnica (entreprise).
Finaliser les inscriptions : Registro Imprese ou Albo Artigiani, INPS, INAIL le cas échéant.
Pour les artisans et commerçants au regime forfettario : envisager la demande de réduction de cotisation de 35%.
Activer la facturation électronique et communiquer son code destinataire.
Consacrer un compte bancaire à l’activité.
Planifier les provisions pour impôts, cotisations et acomptes.
Vérifier les éventuelles déclarations SCIA ou autorisations communales (SUAP) et les qualifications professionnelles.
Fixer avec votre commercialista les échéances de la première année.
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